Parole d’étudiante : Gabrielle Hachemi et la campagne contre les HVSS
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les élus étudiants de l’INSA Hauts-de-France se sont mobilisés pour sensibiliser au Harcèlement et Violences Sexistes et Sexuels (HVSS).
Gabrielle Hachemi, étudiante en troisième ingénieur, spécialité Mécanique énergétique, et engagée dans la vie associative, nous en dit plus sur cette initiative portée par les étudiants.
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours à l’INSA Hauts-de-France ?
« Je suis arrivée dès la prépa intégrée, et très vite j’ai trouvé ma place : entre les cours, les projets et surtout la vie associative, qui m’a énormément apporté. Elle m’a appris à m’organiser, à gérer des équipes, à prendre des initiatives… bref, elle m’a vraiment construite.
Etant passionnée de mécanique depuis toute petite, je m'épanouie donc pleinement dans ma formation actuelle et je cherche encore à façonner mon projet professionnel au fil de mes expériences et de mes stages. »
Pourquoi lancer une campagne contre les HVSS ?
« La vie à l’INSA est intense : entre les cours, les assos, le sport et les soirées. Mais justement, c’est ce rythme qui nous a fait réaliser qu’on avait besoin de prendre un temps pour parler de sujets importants, qui peuvent toucher nos campus et nos relations au quotidien. L’idée de cette campagne HVSS est née de là : de l’envie de maintenir un espace sécure, bienveillant, où chacun se sent légitime de parler et d’être entendu. Sensibiliser, ce n’est pas casser l’ambiance, c’est au contraire permettre à tout le monde de profiter pleinement de la vie étudiante, sans malaise ni non-dit. C’est pour ça qu’on avait décidé de lancer une première initiative en janvier 2026 et qu'on a décidé de la renouveler.
Pour nous, élèves-ingénieurs, se mobiliser sur les HVSS, ce n’est pas juste “faire une action en plus”. C’est prendre conscience que notre futur métier nous amènera à travailler en équipe, à encadrer des projets, à porter des responsabilités… et que tout ça commence ici, sur le campus. »
Cette campagne, c’est une manière de dire que la technique ne suffit pas : un ingénieur, c’est aussi quelqu’un capable d’écouter, de comprendre les autres et de garantir un cadre respectueux. On veut que chacun se sente légitime, en sécurité, et libre de profiter de la vie étudiante sans malaise ni peur du jugement. »
Quels messages souhaitiez-vous faire passer avec cette campagne et quel message adressez-vous aujourd’hui à la communauté de l’INSA et de l’UPHF ?
« Avec cette campagne, on voulait surtout faire passer un message simple : les HVSS ne sont pas des sujets “à part”, ils font partie de la vie étudiante, et c’est justement pour ça qu’on doit en parler. On voulait rappeler que chacun a un rôle à jouer, que les limites de chacun comptent, et qu’un campus safe, ça se construit ensemble, pas seulement quand il y a un problème.
On a aussi voulu montrer que la prévention peut être positive, créative, et même fédératrice. Pas un truc moralisateur, mais une manière de dire : “On peut faire la fête, s’amuser, vivre nos années INSA à fond… tout en respectant les autres.»
Les retours ont été vraiment encourageants : beaucoup d’étudiants nous ont dit que ça faisait du bien de voir ces sujets abordés clairement, sans tabou. Certains ont partagé leurs expériences, d’autres ont proposé des idées pour aller plus loin. Ça nous a surtout montré qu’il y avait une vraie attente, et que cette campagne n’était qu’un début.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, on avait envie de rappeler quelque chose de simple : un campus où chacun se sent respecté, écouté et en sécurité, c’est l’affaire de tous. »